Skip to content
18 juin 2013 / untrucenmoins

La satisfaction d’user les choses

Chaussette usée

Depuis que je réduis le nombre d’objets que je possède, j’ai découvert un sentiment que je n’avais jamais soupçonné auparavant : la satisfaction d’user les choses.

Quand on possède un seul pantalon et 4 paires de chaussures, cela arrive souvent. Je sais que je les utilise donc je peux acheter un remplaçant les yeux fermés.

Dans ce monde où l’on consomme trop, je me sens fière de posséder peu de vêtements et de les user jusqu’au bout. J’ai l’impression que c’est une façon de payer ma dette envers les gens qui les ont cousus.

Je me sens plus responsable en achetant peu, même si je sais que je suis coupable d’acheter des vêtements confectionnés dans de mauvaises conditions pour les travailleurs. La prochaine étape dans ma quête d’acheter et user responsable serait d’acheter du « Made in France ». J’espère un jour pouvoir passer le cap.

Ressentez-vous la même satisfaction à user les vêtements ou objets que vous utilisez souvent ?

14 juin 2013 / untrucenmoins

Voyager léger

En octobre dernier, je suis allée au Japon. J’avais prévu de faire une liste détaillée et des photos du contenu de mon sac. Cependant, quelques jours avant le voyage, je me suis blessée au genou. La veille du départ, je ne savais même pas si j’allais pouvoir partir. J’ai donc fait mon sac le coeur lourd, le contenu n’avait plus d’importance à ce moment-là. Heureusement, j’ai finalement pu partir et je vais essayer de lister ce que j’ai emmené.

La préparation

Dès le début de l’organisation du voyage, je m’étais fixé l’objectif de ne pas avoir de bagage en soute, au moins à l’aller. Ce délai m’a permis de réfléchir à ma valise longtemps à l’avance et d’augmenter mes chances de ne rien oublier. Trois mois avant le voyage, j’en rêvais la nuit : nous étions la veille du départ et je ne savais pas quoi prendre. A partir de ce moment, j’ai donc commencé à mettre par écrit la liste que j’avais dans la tête.

Comme je n’avais pas de sac à dos adapté et que personne que je connaissais n’en avait un de la bonne taille à me prêter, j’ai dû en acheter un. J’avais prévu d’acheter un 30 litres mais, finalement, en essayant les sacs en magasin, j’ai découvert que le 37 litres était plus confortable et léger. J’avais donc mon contenant. Il fallait que tout rentre.

La première étape pour préparer son sac est de se renseigner sur le climat habituel de la destination à la période choisie. Cela donne des indices sur les types de vêtements à prendre : gros manteau, t-shirts, pulls… Plus la date de départ se rapproche, plus il faut garder un oeil sur la météo pour ajuster sa valise. Dans notre cas, il faisait plus chaud que prévu. Nous avons donc pris au dernier moment un manteau plus léger et nous avons bien fait !

Ensuite, pour déterminer le nombre de vêtements à prendre, je conseille de faire un petit tableau des jours du voyage et d’écrire la tenue complète prévue chaque jour, en essayant de réduire au maximum le nombre de pièces.  Il suffit alors de décomposer les tenues pour avoir une première liste des vêtements à emmener, puis tester si tout rentre dans le sac.

Mes critères pour choisir les tenues ont été les suivants :
  • Des habits qui ne froissent pas trop
  • Des tenues que je peux porter deux jours sans me sentir sale
  • Au moins une tenue qui peut être lavée le soir et sèche le lendemain
  • Des habits légers et des habits plus épais mais à manches courtes
  • Des gilets pour rendre la tenue plus chaude et qui peuvent être retirés facilement si besoin

Le contenu du sac

Au final, ma liste de vêtements pour 10 jours était la suivante :
  • 1 manteau léger
  • 3 robes
  • 1 top
  • 1 jupe
  • 1 pyjama
  • 10 paires de chaussettes
  • 10 culottes
  • 2 leggings longs (1 fin + 1 épais)
  • 1 legging court
  • 2 gilets

Au départ, je voulais prendre 4 robes mais j’ai réduit le nombre à 3 en comptant plus ou moins sur le fait que j’allais craquer et en acheter une sur place (et ça n’a pas loupé !).

Tous mes vêtements étaient roulés dans des sacs zippés organisés par tenue puis compressés pour prendre moins de place dans le sac.

J’ai également apporté :
  • 1 seule paire de chaussures
  • 1 sac zippé tout plat pour servir de sac à main léger
  • 1 serviette de toilette compacte
  • 1 étole qui fait écharpe, oreiller et même couverture pour l’avion
  • 1 trousse de médicaments qui était bien remplie car j’avais un gros traitement
  • 1 savon de Marseille pour laver les habits à la main
Mon sac au Japon

En mode tortue ! On peut voir mon sac, ma tenue qui se lave le soir et mon sac à main.

Le bilan

Mon sac était à moitié vide à l’aller et plein au retour. Nous n’avons pas eu besoin de mettre un sac en plus en soute comme c’était plus ou moins envisagé avant le départ.

J’avais prévu de mettre mes robes parfois 2 jours. Cependant, je n’avais pas prévu qu’il ferait si doux et j’ai transpiré. Au final j’ai porté des tenues différentes tous les premiers jours du voyage. Heureusement, nous avions choisi un hôtel à mi-parcours équipé de machines à laver. Nous avons ainsi pu laver toutes les tenues et ne pas avoir à les porter deux fois. Sinon, je n’aurais porté que la robe que je pouvais laver le soir et mettre le lendemain.

Nous avons voyagé comme si nous allions garder le sac sur le dos en permanence. Comme nous avions prévu de nous déplacer dans le pays, certains jours des visites étaient prévues avec le sac sur le dos ! Cela nous a bien aidé pour ne pas prendre de choses superflues.  Toutefois, une fois au Japon, nous avons découvert que les gares étaient pourvues de casiers où nous avons pu ranger nos sacs en sécurité avant d’aller faire les visites.

Auparavant, quand je voyageais, je prenais toujours trop de vêtements. La moitié des affaires restaient intouchées pendant le voyage. Depuis que je fais attention à ce que je possède et que j’ai réfléchi à ma garde-robe, je trouve cela bien plus simple de partir avec peu. C’est encore beaucoup comparé à d’autres minimalistes qui parcourent le monde toute l’année mais c’est un sacré progrès pour moi. J’avais peur que le voyage soit gâché par le poids du sac à dos mais finalement tout s’est bien passé, et je n’ai qu’une envie, repartir !

Le prochain objectif est de partir avec moins… d’argent. Plus précisément, nous espérons faire un voyage 2 fois plus long avec le même budget.

Si vous avez des astuces pour voyager léger, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires. Je réfléchis déjà au prochain voyage même si cela sera dans plus d’un an !

10 juin 2013 / untrucenmoins

Trier les affaires suite au décès de son animal

Je suis désolée, je n’ai pas été beaucoup présente ses derniers temps et je tiens à présenter mes excuses aux personnes qui m’ont contactée et auxquelles je n’ai pas répondu.

Mon chat est décédé il y a 3 semaines et je peine à m’en remettre. Je n’avais plus envie de m’occuper de quoi que ce soit.

Je l’ai retrouvé sans vie un jeudi matin. Une fois le choc passé, les formalités effectuées et un dernier adieu, je me suis retrouvée seule dans l’appartement. J’avais l’impression qu’il vivait encore là et qu’il allait sortir de derrière le rideau ou de sous la couette à tout moment. Je savais que je ne pourrais pas faire le deuil tant que je resterais entourée par ses affaires.

Le samedi suivant, avec le soutien de mon conjoint, j’étais prête à trier les objets dont il se servait. D’abord jeter la nourriture restantes et les bols abîmés… La litière utilisée… Les jouets cassés et l’arbre à chat… La couette irrécupérable. Ensuite regrouper ce qui pouvait être réutilisé : le sac de transport, les boîtes de pâté et les croquettes restantes, les couvertures polaires, les jouets en bon état… J’ai gardé, dans une boîte spéciale, quelques souvenirs, puis j’ai cherché une association dans mon quartier pour leur faire don de toutes les affaires restantes en bon état.

Le tri à été très difficile. J’ai beaucoup pleuré mais j’ai été jusqu’au bout. Je me suis senti plus sereine une fois les choses à donner prêtes pour aider d’autres petits chats en détresse.

Pour un tri moins douloureux et sans regret :

  • Attendre d’être prêt
  • Avoir quelqu’un pour nous soutenir
  • Ne pas hésiter à faire des pauses
  • Ne pas être pressé
  • Garder à l’idée que les choses serviront à d’autres

A présent, je ne vois plus en permanence ses affaires, mais ce n’est pas pour cela que je l’oublie. Tous les endroits de l’appartement me rappellent mon chat et les habitudes que nous avions ensemble. La douleur s’estompe et je commence à reprendre une vie normale, même s’il me manque.

23 avril 2013 / untrucenmoins

Le minimalisme alimentaire

En septembre dernier, en regardant les mots-clés menant à mon blog, j’ai constaté que quelqu’un était arrivé en cherchant « minimalisme alimentaire ». N’ayant pas encore abordé cet aspect du minimalisme, cela m’a paru être un sujet de réflexion intéressant.

A cette époque, cela m’a tout de suite fait penser au livre de Dominique Loreau « L’Art de la frugalité et de la volupté », qui traite de l’alimentation. Je planifiais mes repas notamment avec son leitmotiv « une céréale, une protéine, un légume » et j’essayais de manger peu, cuisiner simplement et avec peu d’ustensiles comme conseillé dans le livre.

Cependant, au fil des derniers mois, ma définition du minimalisme alimentaire s’est précisée, notamment suite à un grand changement. En effet, il y a 6 mois, je suis devenue végétalienne. Au début, j’étais uniquement motivée par les bénéfices pour la santé. A présent, la compassion envers les animaux et les bienfaits écologiques de ce régime me motivent chaque jour à le rester. Je ne peux donc plus exclure ces éléments de ma définition du minimalisme alimentaire.

Voici donc ma définition actuelle du minimalisme alimentaire :

  • manger moins
  • manger lentement
  • utiliser peu d’ustensiles
  • manger les aliments le plus proche possible de leur état naturel
  • manger sans faire souffrir
  • manger en polluant le moins possible

Il me reste du travail avant de parvenir à cet idéal : je mange vite, j’ai toujours trop d’ustensiles, je gaspille et produit beaucoup de déchets. Toutefois, chaque jour j’essaye de faire un petit pas dans la bonne direction.

Qu’est-ce que l’expression « minimalisme alimentaire » vous inspire ? Quelle est VOTRE définition ?

15 avril 2013 / untrucenmoins

Donner rend plus heureux

Il y a quelques semaines, je suis tombée sur l’émission « J’ai décidé d’être heureux » sur M6.

Je me souviens d’un moment marquant dans l’émission : chaque participant recevait 20 euros pour offrir quelque chose à un inconnu.

Une participante avait été très émue par l’exercice. Elle souhaitait pouvoir faire cela tout le temps.

Alors non, on ne va pas acheter des choses tous les jours pour les donner à quelqu’un d’autre. Cependant, on peut déjà donner ses objets inutiles à quelqu’un qui en a besoin. Cela lui fera plaisir et cela nous fera plaisir de faire plaisir. Il n’est pas nécessaire d’être riche pour faire preuve de générosité.

Testez vous-même cet exercice pour vous sentir plus heureux en donnant un objet inutile directement à une personne (par l’intermédiaire de Donnons.org par exemple) et n’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires.

11 avril 2013 / untrucenmoins

Ikea a récidivé dans le catalogue 2012 – 2013

Dans son catalogue 2012 – 2013, Ikea nous incite encore à ne rien jeter (et acheter des meubles pour tout ranger bien sûr…).

A la page 24, nous pouvons lire : « Quand on ne le voit pas, le désordre n’existe pas. »

page 24 du catalogue Ikea

D’après mon expérience, cacher le désordre n’est pas une solution. On n’oublie jamais ce qui se cache derrière la jolie façade.

Savoir que les placards débordent d’objets inutiles plombe le moral, même si en apparence tout semble rangé. Cela nous rappelle qu’il va falloir un jour se décider à trier, que cela va prendre des heures et nous sommes découragés d’avance.

Quand, pour récupérer un objet dans le placard, nous sommes confrontés au désordre, et cela tous les jours, voire plusieurs fois par jour, comment alors penser que le désordre n’existe pas ? Il est impossible de l’oublier.

En revanche savoir que les placards sont organisés et qu’il y a encore de la place allège l’esprit. Pas de désordre dans les placards = pas de désordre dans la tête. Cela fait vraiment une différence dans la vie de tous les jours.

De plus, cela permet de ne plus avoir honte de ses placards. N’importe qui peut les ouvrir : le technicien pour relever le compteur, les invités qui ont besoin d’une serviette… Nous ne ressentons plus le moindre malaise.

La solution ici n’est donc pas de cacher la misère, mais de trier pour vaincre le désordre. Cela prend plus de temps que d’acheter un nouveau meuble mais cela en vaut la peine.

Est-ce que vos tiroirs et placards débordent ? Est-ce que cela vous pèse ou parvenez-vous à oublier le désordre ?

PS : Allez, je leur pardonne, ils se rattrapent page 96 : « Beauté rime souvent avec simplicité. » :)

Page 96 du catalogue ikea

8 avril 2013 / untrucenmoins

Le bon moment

Quand on cherche à se débarrasser d’objets, on rencontre souvent une résistance : « Je suis sûre que cela pourra me servir… », « Que va penser Maman si je me débarrasse du livre qu’elle m’a offert ? », « Non je ne m’en débarrasserai jamais, je ne peux pas vivre sans ! »… Pour se détacher plus facilement, on peut prendre des photos comme on l’a déjà vu. Mais parfois cela ne suffit pas.

Pas d’inquiétude ! C’est tout à fait normal ! Il ne faut pas se forcer à se débarrasser d’un objet juste parce que vous avez lu que cela vous rendra plus heureux. Pour chaque objet inutile que vous possédez, il y a un bon moment pour s’en débarrasser.

Pour des objets en double, laids ou inutiles, on se sent prêt à s’en séparer tout de suite ou après quelques heures de réfléxion seulement.

En revanche, pour les objets auxquels nous sommes attachés, il faut prendre son temps sous peine d’avoir des regrets plus tard. La technique à employer est la suivante : il faut évaluer l’objet souvent.

On a le droit de dire « Oui, cet objet est inutile, mais je ne me sens pas prête ». Quelques mois plus tard, comme par magie, on commence à envisager la possibilité de dire au revoir à cet objet. Et puis, un jour, quelques semaines ou mois plus tard, on revoit l’objet et on sent que c’est le bon moment, on ne ressent plus aucune résistance.

Il faut vraiment s’écouter. Si ce n’est pas le bon moment, il ne faut pas se forcer. Il faut revenir dessus plus tard et, en attendant, se débarrasser d’un objet pour lequel on se sent prêt. Le petit chemin s’effectue dans le cerveau, la possibilité est envisagée au fond de nous et la transformation s’accomplie. Le bon moment finit toujours par arriver, même pour des objets avec lesquels la séparation semble impossible. Il faut juste être patient.

Par exemple, je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre sans le caisson de mon bureau mais, maintenant, je ne veux plus en racheter un. Il m’a fallu du temps pour envisager la possibilité, réfléchir à l’endroit où je pourrais déplacer le contenu existant, une période de test en gardant le caisson au cas où et puis finalement le donner. Je n’ai pas eu de regrets depuis.

Vous êtes-vous séparé d’objets alors que vous n’étiez pas prêt ? Pensiez-vous ne pas pouvoir vivre sans un objet puis avez sauté le pas ?